Skip to Content

Premier puzzle

Par

Et si on jouait un peu ? À la Volvo, on a quelques puzzles en cours qui pourraient vous amuser …

 

Premier casse-tête : le parcours. Le choix des différentes escales de la prochaine édition est un procédé intéressant. La complexité de cette sélection tient au fait que peu d’évènements sportifs en sélectionnent autant. Mais l’avantage évident, c’est qu’il n’y a pas besoin de construire de stade ! Un plan d’eau suffisamment profond pour nos monocoques nous suffit. La plupart des villes côtières peuvent donc être candidates.

 

Avant 2008-09, les organisateurs de la Volvo décidaient d’une route maritime puis demandaient aux ports placés sur ce parcours s’ils acceptaient d’accueillir la flotte. Aujourd’hui, on organise une véritable enchère professionnelle, comme beaucoup d’autres sports.

 

Comment ça se passe ? Les ports déposent leurs candidatures (plus de 70). On les regroupe par zone (Amérique du Sud, Amérique du Nord, Europe, Moyen-Orient, Asie, Océanie, …). On fait alors une première estimation du parcours en éliminant les régions où l’on ne souhaite pas naviguer. À ce stade, la durée de la course, la météo et les conditions de navigation sont des facteurs clef. Le Grand Sud ne se traverse ni trop tôt ni trop tard, par exemple, pour éviter l’hiver austral. Les alizés soufflent à certaines dates. Ceci dit, les bateaux sont de plus en plus rapides et on peut donc aller plus loin qu’avant. Il y a 20 ans, ça aurait pris trop de temps d’aller en Chine ou aux Emirats !

 

Une fois cette sélection régionale faite, on a une idée du nombre d’escales souhaité. On fait alors plusieurs routages selon les différentes options, un routage pour le porte-containeurs qui livrera le matériel pour les villages de la course et un routage pour le nouveau monotype. À Alicante, Gonzalo Infante travaille quasiment à plein temps sur ces simulations en utilisant une quinzaine d’années de données météo ! Une première estimation en termes de transport maritime et de navigation est obtenue grâce à toutes ces simulations.

 

C’est à ce moment-là que notre stratégie rentre en jeu. La course doit être attractive pour les marins, avec des conditions variées, une flotte resserrée et un bon morceau de Grand Sud. On veut aussi que les concurrents passent le plus possible de jours en mer, et non pas à terre. D’où l’usage des waypoints pour rallonger certaines étapes, comme Lisbonne – Lorient l’an passé. L’héritage de la course joue aussi un rôle : c’est  important de s’arrêter là où la voile a un vrai impact, là où la course a une histoire. Lorient, Auckland ou Newport en sont de bons exemples.

 

 

Sur les rayons de la bibliothèque du QG d'Alicante ... © Volvo Ocean Race

Sur les rayons de la bibliothèque du QG d’Alicante … © Volvo Ocean Race

 

 

On ne veut pas non plus changer toutes les escales, on reconduit volontiers celles qui ont été un succès lors de l’édition précédente. Ceci dit, la course ne doit pas être toujours la même, il faut de la nouveauté pour les marins, le public, les médias et les sponsors. C’est ainsi qu’on a ajouté de nouveaux territoires lors des deux dernières éditions.

 

Et puis, évidemment, on cherche à s’ouvrir à de nouveaux marchés. C’est pour ça qu’on a commencé à aller en Chine, en Inde, au Moyen-Orient … Ça se construit sur le long terme. Il faudra plusieurs années avant que notre sport y gagne en notoriété. On n’y va pas juste pour tester le terrain, il y a une stratégie derrière ces choix.

 

Une fois toutes ces infos rassemblées, l’enchère peut commencer. C’est une vraie compétition et une vraie fierté pour nous, car elle est significative de l’importance de notre événement. Dans certaines régions, cinq ou six villes se battent pour accueillir la course ! Les contrats y gagnent en qualité mais, surtout, les villes sont réellement motivées. C’est important parce que les escales sont organisées en partenariat avec les ports. La Volvo Ocean Race ne se charge pas de tout, au contraire ! Ce serait impossible de s’occuper à 100 % de 10 escales autour du monde. La motivation des villes avec qui nous signons est importante.

 

Les conditions du contrat sont ensuite passées au crible – infrastructures, distances, tirant d’eau, chambres d’hôtel, … Une première sélection est faite et la moitié des ports est généralement éliminée.

 

 

... Il y a beaucoup, beaucoup de livres sur les escales passées et présentes de la course. © Volvo Ocean Race

… Il y a beaucoup, beaucoup de livres sur les escales passées et présentes de la course. © Volvo Ocean Race

 

 

À partir de là, nous regardons quelles sont nos meilleures options. Beaucoup de monde semble croire que l’argent est notre seul motif. En réalité, ce n’est pas la pièce la plus importante du puzzle. La pièce cruciale, c’est la motivation des villes. Et elles peuvent le montrer de différentes manières : en payant, oui, mais aussi en planifiant beaucoup de choses, en nous accordons une belle place dans leur calendrier … Pour certaines villes, la Volvo est l’événement le plus important de l’année, pour d’autres, nous sommes une activité parmi d’autres. Un parcours réussi mélange des escales comme Itajaí, où nous sommes l’animation annuelle, et des villes plus importantes, où nous comptons moins mais où la logistique est facilitée.

 

Une année est nécessaire pour étudier ces différentes possibilités et visiter chaque ville. Un premier parcours se dessine mais Volvo Group et Volvo Cars, nos propriétaires, doivent le valider. Ceci dit, ils sont d’accord avec nous 9 fois sur 10. Mais il nous faut aussi prendre en compte les exigences des équipes, des autres partenaires et des médias.

 

Les cerises sur le gâteau, ce sont les jours fériés des différents pays visités. Le Nouvel An chinois, le Ramadan, le Solstice d’été en Suède, … Les conférences et les autres évènements sportifs qui peuvent prendre place au même moment … Le problème de la piraterie se pose aussi.

 

C’est un puzzle incroyablement compliqué. Et ce qui est fascinant, c’est que la voile reste un sport imprévisible. Les estimations de temps d’arrivée peuvent beaucoup varier et les villages de la course doivent être toujours prêts à accueillir la flotte.

 

La régate est imprévisible. C’est ce qu’on aime, mais c’est aussi ce qui nous fait des cheveux blancs.

 

La semaine prochaine, je vous parle de notre deuxième puzzle : notre nouveau bateau, le monotype Volvo Ocean 65. D’ici là, jouez bien !

 

Un point sur le parcours, dont les ports sont publiés au compte-goutte ces jours-ci : l’édition 2014-15 partira d’Alicante en Espagne pour Recife puis Abu Dhabi. Les marins feront ensuite escale à Auckland, en Nouvelle-Zélande, avant d’enrouler le cap Horn et de s’arrêter une nouvelle fois au Brésil, à Itajaí. D’Itajaí ils remonteront vers le port américain de Newport, Rhode Island. La course se terminera à Göteborg, en Suède.

Les ports restants, les distances et les dates des étapes bientôt annoncés. 

Beaucoup d’émotion, un peu de nostalgie

Par

Il y a tellement de choses à dire sur ce Vendée Globe qui se termine … La dernière fois que j’ai écrit sur ce blog, les premiers n’étaient pas encore arrivés. François Gabart et Armel Le Cléac’h n’avaient pas encore explosé la barre des 80 jours.

 

Pour moi, c’est assez spécial parce que je me rappelle bien la première fois qu’un bateau a réussi à faire le tour du monde en moins de 80 jours. C’était le Commoder Explorer de Bruno Peyron en 1993 et mes amis Jacques Vincent et Cam Lewis étaient à bord. Je m’en rappelle, je commençais juste à faire la Whitbread et tout le monde se demandait si c’était possible de faire le tour en moins de 80 jours … Ils avaient réussi.

 

Et maintenant ! Les deux premiers du Vendée ont terminé en 78 jours. Deux mecs seuls sur leurs monocoques. 20 ans plus tôt, c’était un multicoque mené en équipage qui y arrivait … C’est fantastique. Vraiment, vraiment impressionnant.

 

François et Armel laissent aussi derrière eux une situation complexe. Ils ont monté le niveau et ça ne va pas être simple de suivre. On a eu la même chose en 97 à la Volvo : tout d’un coup, certaines équipes ont monté en niveau. J’en ai déjà parlé ici : quand une régate gagne en niveau sportif, moins de personnes peuvent y participer, les amateurs ont plus de mal.

 

Compétitivité mise à part, notre organisation regarde aussi de près leurs bateaux. Les Imoca 60 et les nouveaux Volvo Ocean 65 seront différents, mais ils auront quand même un ADN similaire. Des monocoques rapides qui planent, de longueur semblable, avec beaucoup de puissance et de stabilité grâce à leurs carènes, leurs quilles et ballasts. Les forces qui s’y appliquent sont énormes – c’est ce qui les rend si rapides. Du coup, il faut que les autres éléments comme les gréements soient légers pour que les bateaux soient stables. On l’a vu sur ce Vendée, la classe Imoca a un problème avec ses quilles. J’espère, je suis sûr qu’ils vont le régler.

 

Pour nous, le problème est différent. Depuis la jauge des Volvo Open 70 en 2005-06, la Volvo n’autorise que des quilles fondues à partir d’un bloc d’acier. Pas de voile de quille soudé, usiné ou creux. Les quilles des Imoca sont très différentes, elles ne répondent pas aux mêmes restrictions. Nous imposons des forces de talonnage plus élevées, d’autres spécificités en termes de matériel et d’effort. C’était le cas pour les VO70 et ce sera encore plus le cas pour le nouveau monotype VO65.

 

Ceci dit, c’est facile de critiquer ! Les bateaux du Vendée font le tour du monde sans s’arrêter, sans escale pour que les équipes techniques vérifient l’état du matériel … Au final, ce Vendée a été une très belle course, très réussie.

 

Ce que j’ai vraiment aimé, c’est qu’ils célèbrent le simple fait de terminer. Oui, faire le tour du monde en solitaire sur ces bateaux est un exploit ! Plus la voile se professionnalise, plus on célèbre le vainqueur et le résultat pur. La Volvo, par exemple, est à un tel niveau que le résultat éclipse parfois la simple prouesse de ceux qui ont participé. Dans la voile, la Coupe ou la Volvo, le vainqueur gagne tout, ‘the winner takes it all’. C’est naturel et tous les sports évoluent vers une professionnalisation.

 

Mais, en regardant les arrivées du Vendée, j’ai vu avec bonheur le public célébrer tous les marins et pas seulement les vainqueurs – Jean Le Cam sautait dans tous les sens ! C’est un peu nostalgique de regretter le temps où on naviguait pour le plaisir mais c’était réellement émouvant.

 

Un mot enfin sur mon ami Thomas Coville, qui a dû abandonner sa tentative de record en solitaire sur la Route de la Découverte. Connaissant Thomas (on était ensemble sur djuice en 2001-02 et je l’ai retrouvé sur la dernière Volvo qu’il a gagnée avec Groupama), ça devait être une sacré blessure au mollet pour qu’il rentre à terre. Il ne s’arrête pas si facilement !

 

La joie de Jean Le Cam et sa manière bien à lui de fêter son arrivée … Un pied de nez à la professionnalisation de notre sport ? © Olivier Blanchet / DPPI

 

Bonne année !

Par

Bonne année 2013 à tous ! Pour les organisateurs de la Volvo, ce début d’année conclut un an de préparation du parcours de l’édition 2014-15. Un parcours que nous annoncerons très bientôt …

 

En attendant, qu’est-ce que je retiens de cette sélection de nos futurs ports d’accueil ?

 

Je retiens que la voile intéresse de plus en plus les ports tout autour du monde. Parce que c’est un sport global et un bon outil pour promouvoir ces villes à l’international, parce que de nombreuses cités se tournent de plus en plus vers leur front de mer.

 

Je retiens que notre système d’enchères est une réussite. Quand j’ai démarré dans le nautisme, ça ne se faisait pas. Presque tous les autres sports en Europe s’en servaient, mais pas la voile. Aujourd’hui, on commence à y recourir et c’est important pour déterminer la valeur de notre sport.

 

C’est vrai que le public ne comprend pas toujours pourquoi tels ports ont été choisis, pourquoi le parcours a changé, … Il y a plein de raisons derrière le choix d’un parcours, et elles ne sont pas seulement financières ! Ça peut être politique ou militaire. Ça peut être pour des raisons de sécurité, comme pour le Dakar. Ça peut être pour s’ouvrir à de nouveaux pays, comme pour le Tour de France … Et la Volvo Ocean Race.

 

Notre événement est international et nous cherchons toujours à toucher plus de pays. D’où le choix du parcours que nous annoncerons bientôt. Je peux seulement vous dire qu’il surprendra positivement les marins, que nous faisons un grand pas vers le nouveau monde et un autre grand pas en arrière, dans l’histoire de la course. À suivre !

 

Et puis, du côté des équipes … Nous travaillons avec plusieurs projets qui seront bientôt annoncés et le chiffre de huit équipes minimum au départ en 2014 est toujours d’actualité. Les temps sont durs en Europe et aux Etats-Unis et ça complique les choses, mais nous sommes plus avancés aujourd’hui que nous ne l’étions il y a trois ans. Je reste optimiste.

 

Et le nouveau bateau, enfin ! Tout est sur les rails pour la mise à l’eau du premier Volvo Ocean 65 en juin prochain. L’ancien responsable à terre de Groupama, Ben Wright, a rejoint le chantier Green Marine pour superviser la construction et l’assemblage des monotypes. Avec Ben et Nick Bice, un ancien de Team Sanya, en charge de notre centre de services commun, nous avons deux des meilleurs de la dernière Volvo avec nous. Alors tout est sur les rails mais le temps file. Il reste moins de deux ans avant le prochain départ !

 

Bon, je n’aime pas ne parler que de la Volvo et le Vendée Globe est fantastique, alors un mot sur l’incroyable niveau de cette course que je suis tous les jours. Le niveau des skippers est dingue, surtout celui des trois ou quatre premiers ! Le groupe de tête a atteint un tout nouveau niveau. OK, la météo y est pour quelque chose, mais leurs vitesses sont impressionnantes. Si on compare les chiffres de François Gabart et de Michel Desjoyeaux il y a quatre ans, par exemple, ça n’a rien à voir.

 

C’était aussi intéressant de suivre l’affaire de la disqualification de Bernard Stamm, de voir comment une règle établie par un jury se heurte à la réalité. C’était une situation malchanceuse, on en a eu des similaires à la Volvo … Un de ces tristes moments où une règle rentre en compte mais que personne ne veut vraiment l’appliquer. L’une des décisions importantes du prochain Vendée sera de clarifier la notion de « non-assistance ». Est-ce vraiment dans leur intérêt de disqualifier leurs marins ? La discussion est nécessaire.

 

En tout cas, j’espère qu’à la fin du Vendée, François en aura marre de naviguer tout seul et qu’il s’intéressera à la course en équipage … À bon entendeur !

Irrésistible

Par

Le Vendée Globe est irrésistible. Moi-même marin, je ne le ferai sans doute pas mais je peux vraiment comprendre pourquoi les skippers le font.

 

Le Vendée, c’est un peu la Volvo Ocean Race d’il y a 30 ans, quand le public se demandait vraiment si tous les marins allaient rentrer au port. Le gagner, c’est une chose. Le terminer, c’est déjà un exploit.

 

J’étais déjà allé aux Sables d’Olonne pour le départ et j’y suis retourné cette année. C’était très émouvant, il y avait énormément de monde. J’ai entendu beaucoup de ‘bravo’ et de ‘courage’. J’ai souhaité bonne chance aux skippers que je connaissais. Dominique Wavre, par exemple : avec lui, j’ai fait la Whitbread 1993 sur Intruum Justitia !

 

Presque tout le monde peut faire le tour du monde à la voile aujourd’hui. Mais le faire à la manière du Vendée, avec un bateau qui correspondrait mieux à un équipage, ça n’a rien à voir. J’ai bien observé la flotte et les meilleurs Open 60 commencent à ressembler de près aux bateaux de la Volvo … Très professionnels, très organisés, très optimisés. Je me demande si ça va fonctionner.

 

Car c’est l’un des challenges de notre sport : en voile, quand le niveau est trop élevé, moins peuvent participer et vous perdez des compétiteurs. À cause du coût et à cause du niveau sportif. C’est quelque chose dont nous avons beaucoup parlé pour la Volvo et c’est l’une des raisons pour lesquelles nous avons choisi la monotypie. Nous voulions être sûrs que le niveau technique ne serait pas inaccessible.

 

La Volvo et le Vendée sont deux courses différentes mais nous faisons face à des défis similaires. Ils ont trouvé des solutions, nous en avons trouvé d’autres, et nous échangeons beaucoup. Je pense d’ailleurs que le passage à la monotypie leur serait difficile. Si ça se trouve, ce n’est peut-être même pas la bonne solution !

 

J’aime cette course et j’aurai adoré rester quelques jours à bord … En attendant, je la suis tous les jours. Mon favori, c’est mon ami François Gabart à bord de Macif. Il a une petite amie norvégienne !

 

Le départ - vu depuis le pont d'une vedette et pas d'un hélico, mais quand même ! © Vincent Curutchet / DPPI / Vendée Globe

Le départ – vu depuis le pont d’une vedette et pas d’un hélico, mais quand même ! © Vincent Curutchet / DPPI / Vendée Globe

Bienvenue ! Velkommen !

Par

Notre sport traverse une période passionnante. Le monde a changé et la voile y cherche sa place. Pas seulement la Volvo Ocean Race d’ailleurs, mais la voile en général.

 

Pourquoi faire évoluer les courses, qui est cette nouvelle génération de marins, quelles sont ces nouvelles classes ? Quand j’étais jeune, il y avait cinq chaines de télé en Norvège. Aujourd’hui, il y en a 300 ! C’est une révolution et ce blog est le support idéal pour échanger.

 

Au milieu de tout ça, notre sport évolue de façon intéressante et j’ai eu envie d’en parler. Pas seulement de la Volvo, mais de tout le sport, du dériveur à l’olympisme, du kitesurf à la planche à voile, de la régate côtière à la course au large et forcément, à la Volvo Ocean Race.

 

Ce blog est aussi l’opportunité de vous prouver que je ne pense pas qu’à la Volvo ! J’aime ce sport en général et j’ai navigué sur d’autres bateaux. Et puis j’ai toujours adoré naviguer en France et j’ai toujours eu des équipiers français avec moi. J’admire la vision française de la voile parce qu’elle est passionnée, je m’y sens connecté.

 

Ce blog est honnête et personnel, il n’a rien d’officiel. C’est une affaire de passion : à la base, c’était même le titre que je voulais lui donner. Ça fait plus de 30 ans que je suis impliquée dans ce sport et je suis toujours aussi enthousiaste. J’ai toujours envie d’en parler. Bienvenue ! Velkommen !