Bonne année 2013 à tous ! Pour les organisateurs de la Volvo, ce début d’année conclut un an de préparation du parcours de l’édition 2014-15. Un parcours que nous annoncerons très bientôt …

 

En attendant, qu’est-ce que je retiens de cette sélection de nos futurs ports d’accueil ?

 

Je retiens que la voile intéresse de plus en plus les ports tout autour du monde. Parce que c’est un sport global et un bon outil pour promouvoir ces villes à l’international, parce que de nombreuses cités se tournent de plus en plus vers leur front de mer.

 

Je retiens que notre système d’enchères est une réussite. Quand j’ai démarré dans le nautisme, ça ne se faisait pas. Presque tous les autres sports en Europe s’en servaient, mais pas la voile. Aujourd’hui, on commence à y recourir et c’est important pour déterminer la valeur de notre sport.

 

C’est vrai que le public ne comprend pas toujours pourquoi tels ports ont été choisis, pourquoi le parcours a changé, … Il y a plein de raisons derrière le choix d’un parcours, et elles ne sont pas seulement financières ! Ça peut être politique ou militaire. Ça peut être pour des raisons de sécurité, comme pour le Dakar. Ça peut être pour s’ouvrir à de nouveaux pays, comme pour le Tour de France … Et la Volvo Ocean Race.

 

Notre événement est international et nous cherchons toujours à toucher plus de pays. D’où le choix du parcours que nous annoncerons bientôt. Je peux seulement vous dire qu’il surprendra positivement les marins, que nous faisons un grand pas vers le nouveau monde et un autre grand pas en arrière, dans l’histoire de la course. À suivre !

 

Et puis, du côté des équipes … Nous travaillons avec plusieurs projets qui seront bientôt annoncés et le chiffre de huit équipes minimum au départ en 2014 est toujours d’actualité. Les temps sont durs en Europe et aux Etats-Unis et ça complique les choses, mais nous sommes plus avancés aujourd’hui que nous ne l’étions il y a trois ans. Je reste optimiste.

 

Et le nouveau bateau, enfin ! Tout est sur les rails pour la mise à l’eau du premier Volvo Ocean 65 en juin prochain. L’ancien responsable à terre de Groupama, Ben Wright, a rejoint le chantier Green Marine pour superviser la construction et l’assemblage des monotypes. Avec Ben et Nick Bice, un ancien de Team Sanya, en charge de notre centre de services commun, nous avons deux des meilleurs de la dernière Volvo avec nous. Alors tout est sur les rails mais le temps file. Il reste moins de deux ans avant le prochain départ !

 

Bon, je n’aime pas ne parler que de la Volvo et le Vendée Globe est fantastique, alors un mot sur l’incroyable niveau de cette course que je suis tous les jours. Le niveau des skippers est dingue, surtout celui des trois ou quatre premiers ! Le groupe de tête a atteint un tout nouveau niveau. OK, la météo y est pour quelque chose, mais leurs vitesses sont impressionnantes. Si on compare les chiffres de François Gabart et de Michel Desjoyeaux il y a quatre ans, par exemple, ça n’a rien à voir.

 

C’était aussi intéressant de suivre l’affaire de la disqualification de Bernard Stamm, de voir comment une règle établie par un jury se heurte à la réalité. C’était une situation malchanceuse, on en a eu des similaires à la Volvo … Un de ces tristes moments où une règle rentre en compte mais que personne ne veut vraiment l’appliquer. L’une des décisions importantes du prochain Vendée sera de clarifier la notion de « non-assistance ». Est-ce vraiment dans leur intérêt de disqualifier leurs marins ? La discussion est nécessaire.

 

En tout cas, j’espère qu’à la fin du Vendée, François en aura marre de naviguer tout seul et qu’il s’intéressera à la course en équipage … À bon entendeur !